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ARGENT LIQUIDE

ARGENT LIQUIDE

De plus en plus de Japonais, gardent leur argent chez eux, en liquide, ce qui fait l’affaire des fabricants de coffres forts.

Ce phénomène a commencé au début de 2015 avec l’annonce d’une augmentation de la taxation sur les héritages et l’introduction de l’intérêt négatif introduit par la Banque du Japon au début de 2016. Les dépôts en banque ne portant pratiquement plus d’intérêts, les personnes fortunées préfèrent investir dans un coffre-fort qui leur coûtera environ 200.000 yen, pouvant contenir plusieurs centaines de millions de yen, en plus des frais des services de sécurité pour leur domicile. Cette tendance à garder son argent à domicile s’est accentuée surtout depuis l’introduction d’une obligation faite à toute personne possédant plus de 300 millions de yens de faire une déclaration au fisc au sujet de son patrimoine.

Le volume de l’argent liquide ainsi détenu par des particuliers atteint quelque 8% de l’argent en circulation.



DEPEUPLEMENT DU JAPON

LE DEPEUPLEMENT DU JAPON

Dans mon précédent BLOG, j’avait évoqué la diminution de la population active au Japon, résultant du vieillissement de la population et la diminution de l’indice de fécondité.

Or, le problème de la population au Japon est nettement plus sérieuse que je ne l’avais pensé comme l’explique Ta-ichi SAKAIYA, ancien Secrétaire d’Etat à la Planification Economique dans un article publié dans le quotidien Nikkei..

Ce qui frappe le plus est le graphique qui accompagne l’article et qui reflète la part des travailleurs étrangers dans le nombre total des travailleurs: le Japon se place à la dernière place derrière la Corée du Sud, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, les Etats Unis et Singapour. (à Singapour, près de 40% des travailleurs sont étrangers)

Dans un ouvrage rédigé il y a un peu plus de 40 ans, Monsieur Sakaiya avait écrit que dans un premier temps,les Baby-boomers (nés entre 1946 et 1949) contribueraient à augmenter la population du Japon, mais qu’au fur et à mesure que ces derniers prendront de l’âge, les générations suivantes (générations X et Y notamment) ne seraient plus à même d’assurer le maintien de l’indice de fécondité et que si de sérieuses mesures n’étaient pas prises à temps, le Japon allait devant une catastrophe budgétaire irréparable.

Les prédictions de Mr Sakaiya se sont révélées exactes. et le Japon est devenu un pays qui se dépeuple. Pour illustrer ce phénomène, il explique qu’il y a aujourd’hui 8.200.000 maisons inhabitées ( 13,5% des maisons sont vides faute d’habitants), alors que 400.000 hectares de champs ou de rizières ne sont pas cultivés faute d’agriculteurs. Dans un pays où près de 30% des hommes de 40 ans n’ont jamais été mariés, il est illusoire de compter sur des mesures visant à augmenter l’indice de fécondité.

Pour conclure son article, Mr Sakaiya estime qu’il est devenu essentiel et essentiel pour le Japon d’augmenter le nombre des travailleurs étrangers, le pourcentage des travailleurs étrangers dans la population active étant encore très nettement inférieur par rapport à celui des principaux pays industrialisés. Bien que le nombre des travailleurs étrangers ait enfin atteint un million en 2016, des mesures plus dynamiques devront être prises dans les années à venir pour rajeunir et augmenter la population active, faute de quoi, d’ici quelques dizaines d’années, la population active ne sera plus en mesure d’assurer le paiement des pensions de retraite et des bénéfices sociaux des personnes âgées.


Le "Tatémaé" et le "Hon-né"

Le “Tatémaé” et le “Hon-né”

Les Japonais ont une manière assez particulière de s’exprimer, en jonglant avec le “Tatémaé” et le “Hon-né”.

Le “Tatémaé” sert à exprimer “les choses comme elles devraient l’être”, alors que le “Hon-né” exprime exactement “ce que le sujet veut dire”.

Voici un exemple.

Les Japonais n’ont pas très envie de voir beaucoup d’étrangers venir s’installer au Japon, mais le dire crûment ne serait pas très convenable ou “politiquement incorrect”; cependant compte tenu du vieillissement de la population et le nombre décroissant des naissances, le Japon se voit de plus en plus obligé d’accueillir des travailleurs étrangers.

Dès lors, le Gouvernement déclare qu’il accepte quelques centaines de milliers de “stagiaires” étrangers par an, et des “personnes possédant un haut niveau de spécialisation” sans limitation de nombre. Les “stagiaires” sont en fait des travailleurs des pays du Sud-Est Asiatique qui sont employés dans des entreprises japonaises moyennant un visa limité à cinq années, pour y effectuer des tâches ne demandant aucune spécialisation, dans le but d’acquérir une spécialisation qu’elles pourront remporter dans leur pays d’origine. Quant aux “personnes possédant un haut niveau de spécialité” ce sont des spécialistes de technologie de pointe choisie selon des critères bien définis (niveau académique élevé, un revenu relativement élevé dans leur pays d'origine etc). Pour les personnes remplissant ces critères, l’obtention de permis de travail est facilitée et un visa de séjour de longue durée ou même de durée indéfinie leur est facilement accordé. Tout ceci constitue le “Tatémae”, c’est à dire la position officielle du Gouvernement.

Mais le “Honné” est nettement différent: le Japon ne veut pas que des travailleurs de base viennent s’installer au Japon (visa limité à 5 ans) mais souhaite attirer autant de “personnes possédant un haut niveau de spécialisation” que possible pour suppléer au personnel de cadre spécialisé qui commence à manquer au Japon.

Malheureusement, le système des “stagiaires” ne fonctionne pas comme l’indique le gouvernement et dans la plupart des cas ne fournit que de la main d’oeuvre à bon marché (c'est peut-être le "Hon-né" du Gouvernement qui ne veut pas le dire ouvertement), alors que les “personnes possédant un haut niveau de spécialité” ont tendance à quitter leurs emplois soit pour retourner dans leur pays d’origine ou émigrer dans d’autres pays étrangers comme les Etats Unis ou les pays du Marché Commun ou la Grande Bretagne.

Pour l’étranger, il est souvent difficile de distinguer le “Tatémaé” et le “Hon-né” alors qu’entre Japonais la distinction ne pose pas de problème, les Japonais ayant la faculté de “sentir” ou de “deviner” ce que l’interlocuteur veut dire même lorsque ce dernier ne le dit pas clairement. Par exemple, lorsque votre interlocuteur vous dit “qu’il va y réfléchir”, il y de fortes chances que “réfléchir” est une manière de dire “non” sans le dire.


PRIX DU TERRAIN

PRIX DU TERRAIN

Comme chaque année à pareille époque, le gouvernement vient de publier la liste des prix du terrain pour Tokyo, les 47 préfectures et le Hokkaidô, les prix étant donnés par mètre carré et par quartier.

Dans la catégorie zone commerciale, le terrain le plus cher à Tokyo est celui où se trouve le magasin d’instruments de musique YAMANO situé sur Ginza, au centre de la ville, ou le prix au mètre carré s’élève à 50.500.000 yen, soit le prix d’une voiture de grand luxe comme une Rolls-Royce ou une Bentley.

Dans la catégorie zone d’habitation, la quartier le plus cher à Tokyo, donc le plus prestigieux, est celui de Kôjimachi situé à l’Ouest du Palais Impérial, où le mètre carré coûte 3.750.000 yen .

Personnellement, j’habite la ville de Chigasaki, située à une soixantaine de kilomètres du centre de Tokyo (soit à 45 à 55 minutes par le train selon le quartier de Tokyo où je souhaite me rendre) et le terrain sur lequel j’habite ne coûte que 2.570.000 yen, prix relativement élevé pour un emplacement hors de Tokyo, le quartier dans lequel j’habite étant relativement recherché car à 500 mètres de la plage . Curieusement, dans Chigasaki-même, le prix du terrain diminue en proportion inverse de la distance de la mer, pour atteindre 1.320.000 yen pour les quartiers les plus éloignés de la plage.

NB 100 yen = 1,2 Eur. environ

IMMIGRATION

IMMIGRATION

Après avoir culminé à 128 millions d’habitants, la population du Japon a commencé à décroître, pour diminuer à 116 millions en 2030, et à 86,7 millions en 2060.

Pour compenser la diminution concomitante de la population active (16 à 65 ans), le gouvernement songe sérieusement à promouvoir l’immigration des travailleurs étrangers, et ce sur une base sélective. Le nombre des travailleurs immigrés a été de 1.080.000 en 2016, une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente, et de 60% par rapport à 2011. Plus de 31,8% des travailleurs immigrés sont d’origine chinoise, suivis par les Vietnamiens (environ 15,9%), par les Philippins (environ 11,8%) et les Brésiliens (environ 9,8%).

En 2015, le gouvernement a créé une nouvelle catégorie de visa, réservé aux personnes possédant une spécialisation de haut niveau. Les titulaires de ce type de visa peuvent prétendre au bout d’une année de séjour à un permis de séjour de durée indéterminée. Le nombre d’étrangers résidant au Japon sous ce statut n’était que de 2688 en juin 2016, mais le gouvernement a l’intention d’augmenter leurs nombre dans les années à venir. “Spécialisation de haut niveau” se détermine par un système qui affecte un certain nombre de “points” par qualification (niveau d’éducation supérieures, durée d’expérience dans la profession de l’impétrants , connaissance du Japonais etc).

D’autres mesures seront sans doute nécessaires pour compenser la rapide diminution de la population active car la majorité des travailleurs immigrés est constituée par des étudiants faisant leurs études dans des universités japonaises et travaillant en marge de leurs études, et des stagiaires employés dans diverses sociétés privées moyennant des contrats de 3 années.


VIRAGE VERS L'EXTREME DROITE?

VIRAGE VERS L’EXTREME DROITE?

Une affaire fait la une des journaux depuis quelques semaines, celle du groupe scolaire MORITOMO qui exploite un jardin d’enfants à Osaka et se prépare à ouvrir une école primaire et puis secondaire. Le groupe avait commencé à faire parler de lui lorsque des irrégularités avaient été constatées dans les devis de construction de l’école primaire, plusieurs devis différents ayant été soumis aux autorités locales et au Ministère de l’éducation Nationale pour l’obtention de subsides souvent accordés à ce genre d’entreprises. Mais la surprise a pris une autre ampleur lorsque les médias ont découvert que la femme du Premier Ministre ABE était présidente d’honneur du jardin d’enfants, et que l’enseignement dispensé par l’établissement était pour le moins étrange: on obligeait les enfants à réciter le Rescrit Impérial sur l’Education prononcé en 1890 par l’Empereur Meiji et aboli en 1948 (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Rescrit_imp%C3%A9rial_sur_l%27%C3%A9ducation) et à entonner des chants militaires d’avant guerre. L’affaire a été portée à la connaissance de la Chambre des Députés, et fait l’objet de débats houleux entre le parti au pouvoir et l’opposition, et Madame ABE a soumis sa démission de son poste de présidente d’honneur. La presse a appris par la suite que la Ministre de la Défense, Madame Inada avait eu à s’occuper des affaires du groupe MORITOMO lorsqu’elle était encore avocate. La Ministre a commencé par dénier toute relation avec ce groupe, pour revenir un jour plus tard sur ses déclaration pour avouer qu’elle avait défendu la cause de Mr Moritomo dans une affaire civile en 2004. Pour renforcer les doutes au sujet des relations entre Monsieur ABE et Mr Moritomo, ce dernier a déclaré il y a quelques jours qu’il avait reçu de Monsieur ABE un don en espèces d'un millions de yen, ce que Monsieur ABE dénie. Pressé par les médias Mr Moritomo a déclaré qu’il s’expliquerait devant le Parlement. D’autres rebondissements sont à prévoir lorsque Monsieur Moritomo s’exprimera devant la Chambre des Députés.

Bien que Monsieur ABE soit le président du Parti Libéral Démocrate, il semble clair qu’il soit plus Libéral que Démocrate, et qu’il entretienne des relations étroites avec les milieux d’extrême-droite; cette affaire tombe bien mal alors que les élections générales de la Chambre des Députés s'approchent.

BIZARRERIES DE LA LOI JAPONAISE

BIZARRERIES DE LA LOI JAPONAISE

La loi japonaise est parfois bizarre et voici quelques exemples:

VELO. Il est interdit de monter à deux sur un vélo, mais, à condition de fixer un petit siège en plastique sur le porte-bagage et un autre sur le guidon, on peut transporter deux enfants de moins de 6 ans sur le vélo. Le tandem est en principe interdit sur la voie publique, sauf dans quelques préfectures qui l’autorisent. Il est interdit de monter un moteur électrique ou un moteur à essence sur un vélo, à moins d’avoir un permis moto, mais il existe des vélos à assistance électrique dont le moteur ne s’enclenche qu’en côte.

CANOT A MOTEUR. En principe, pour piloter un canot à moteur, il faut obtenir un permis de piloter un bateau motorisé. Cependant, depuis 2003, il est permis de piloter un canot de moins de 3 mètres équipé d’un moteur hors-bord de moins de 2 cv . Personnellement, ayant acheté un petit Zodiac en France dans les années 1970, je suis allé acheter un hors-bord chez un marchand d’équipement maritime qui m’a expliqué que je devais enregistrer le “canot”, et lui communiquer le nom du bateau ainsi que la date de lancement, moyennant quoi j’ai été obligé d’acheter une ancre et 4 gilets de sauvetage, et il m’a demandé d’obtenir un permis de piloter un bateau de 2ème classe (ce que je n’ai pas fait).

PARAMOTEUR OU PARAPENTE A MOTEUR. Aucun permis n’est requis pour voler avec un parapente à moteur, à condition de respecter certaines règles concernant les zones à ne pas survoler notamment les aéroports. Il existe même des harnais qui permettent à deux personnes d’utiliser le paramoteur. Là encore aucune autorisation ou permis n’est requis. La raison est que le paramoteur ne répond pas aux caractéristiques d’un avion ou d’un ULM (Pas de train d’atterrissage, pas de siège fixe etc.)

SUCCESSION AU TRONE DE L’EMPEREUR. Bien que le Japon ait signé la “Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes”, la Loi sur la Maison Impériale stipule que le trône est réservé à un sujet de sexe mâle, soit le prince héritier ou un descendant d’une lignée masculine de la famille impériale. Ainsi, la succession de l’empereur actuel ira d’abord au prince héritier (57 ans), mais ce dernier n’ayant pas d’enfant mâle, la succession du prochain empereur ira à son neveu, fils du second fils de l’empereur actuel. Pour le moment aucune disposition n’existant dans Loi sur la Maison Impériale pour une éventuelle abdication de l’empereur, le gouvernement est en train de se pencher pour la promulgation éventuelle d’une loi spéciale applicable uniquement à l’empereur actuel, ce dernier ayant fait une déclaration au mois d’août 2016 au sujet des préoccupations qu’il avait au sujet de sa capacité de continuer à exercer les diverses tâches relevant de son statut d’empereur-symbole. Il aurait été possible d’amender la Loi sur la Maison Impériale, mais le gouvernement a choisi la formule de la Loi spéciale devant l’opposition d’une partie de la population, notamment de la Nippon Kaigi (Japan Conference) groupe ultra conservateur qui s’oppose à tout changement concernant la Maison Impériale (voir article Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Nippon_Kaigi). Il est regrettable que cette organisation qui n’a aucun statut officiel exerce une telle influence sur une affaire qui concerne le Japon dans son ensemble et qui devrait être tranchée par le Parlement représentant toute la population.

Je traiterai de la tendance conservatrice d’une partie de la population dans un prochain BLOG.

COURS PREPARATOIRES

COURS PREPARATOIRES

En France, il existe des classes préparatoires aux grandes écoles situées au sein de lycées, les universités étant ouvertes à tous les titulaires du baccalauréat. Au Japon, il n’y a pas de “grandes écoles” ni de baccalauréat, mais les lycéens qui visent à faire une belle carrière dans la vie , essaient par tous les moyens d’intégrer si possible l’université de Tokyo, l’université de Kyoto ou l’une des 50 ou 60 universités les plus cotées nationales, préfectorales ou privées. Mais les lycées japonais n’ont aucun système pour préparer leurs élèves à ce type de concours d’admission, et en marge du système normal des lycées il existe tout une industrie de grands cours privés, qui offrent un enseignement d’appoint aux étudiants pour mieux les préparer aux concours d’admission. Pour des raisons évidentes, les lycéens ne peuvent accéder à ces cours qu’après les heures normales des lycées ou pendant les vacances. Certains étudiants qui ne réussissent pas au concours d’entrée de l’universités de leur choix, choisissent de retarder la date d’entrée à l’enseignement supérieur, généralement d’une année mais parfois même de deux ou trois années. Ces étudiants sont désignés sous le nom de “rônin”, soit un samouraï qui a perdu son seigneur ( cf rubrique SAMOURAI) . Il existe même des cours préparatoires aux lycées supérieurs, certains lycées dispensant un enseignement de meilleur niveau que d'autres

Certains de ces cours privés sont de véritables entreprises, avec des succursales dans plusieurs grandes villes japonaises dans des emplacements de choix, et affichent à leurs devantures le nombre de leurs anciens élèves qui ont réussi aux concours des universités les plus prestigieuses.

Parallèlement à ces cours préparatoires , il existe un très grand nombre d’écoles d’Anglais qui enseignent surtout la conversation pour les personnes qui travaillent ou visent à travailler dans le secteur des services.

TRAINS

TRAINS

Les compagnies de train appartiennent à deux catégories: le groupe JR (Japan Rail) et les compagnies privées.

Le groupe JR était à l’origine la société nationale Japanese National Railways qui a été privatisée en 1987 pour constituer 6 sociétés régionales (JR East, JR Central, JR West, JR Kyushu, JR Shikoku, JR Hokkaido) pour le transport des passagers et JRF pour le transport du fret, l’ancienne société nationale étant chroniquement déficitaire et ayant fait l’objet d’un certain nombre de scandales financiers. Depuis sa privatisation, le groupe JR a considérablement étendu la gamme de ses prestations notamment dans l’hôtellerie, les transports en bus, la rentabilité devenant positive sauf pour les Société JR Shikoku et JR Hokkaido et JR marchandise qui sont toujours déficitaires.

Les compagnies privées complémentent les réseaux JR surtout dans les grands centres urbains comme Tokyo-Yokohama, ou la région Kyoto-Kobe-Osaka, et ont des activités très diverses allant de l’exploitation des grands magasins jusqu’à l’immobilier; elles offrent même des billets gratuits si vous êtes détenteur d’un certain nombre de leurs actions.

Le groupe JR continue à souffrir des mauvaises habitudes héritées de l’ancienne société nationale et aussi des obligations qui découlent de son caractère de service public, certaines des sociétés JR (surtout JR Kyushu et JR Hokkaido) étant obligées de maintenir des lignes à faible fréquentation.

Quant aux tarifs, l’utilisation des lignes privées est nettement moins couteuse que celle des lignes JR. Par exemple, dans mon cas personnel, le billet Chigasaki - Shibuya (Tokyo soit environ 60 km) coûte 970 yen par JR contre 770 yen si j’emprunte en partie une ligne privée, le temps de voyage étant identique.

Dans certains cas, comme Tokyo - Yokohama ou Osaka - Kobe, ou Kyoto - Osaka, les lignes JR opèrent en parallèle avec une ou même deux lignes privées. L’avantage relatif des lignes JR est que sur JR il est possible d’accéder à des wagons GREEN moyennant le paiement d’un supplément, ce qui est appréciable aux heures de pointe.


TOKYO

TOKYO

Quand on parle de “Tokyo” beaucoup de gens pensent que c’est une vieille capitale au même titre que Paris, Londres ou St. Petersbourg.

Or, il n’en est rien, la ville en tant que Tokyo, n’existe que depuis 1869, car avant 1869 la ville s’appelait Edo (certains écrivent Yedo). et était le siège du gouvernement du Shogoun Tokugawa qui administrait le Japon au nom de l’Empereur, ce dernier résidant à Kyoto. Quand on regarde une vieille carte du Japon comme celle de Jacques Nicolas Bellin (1703 - 1772), on trouve “Jedo” à l’emplacement actuel de Tokyo, et “Méako” à l’endroit où se trouve Kyoto, “Méako” étant une déformation de mot “Miyako” qui signifie “Capitale”. Et même Edo n’est pas une très vieille ville, car elle été créée par le premier Shogoun Tokugawa, pour servir de siège à son gouvernement ou “Bakoufou” (Bakufu) en 1603. En fait l’actuel Palais Impérial n’est que l’ancienne résidence du Shogoun, et Edo était une ville artificielle dont plus des trois quarts de la superficie étaient occupés par les résidences des Daimyôs (il y en avait environ 300) qui avaient l’obligation de maintenir des résidences à Edo, la famille du Daimyo devant continuer à résider à Edo lorsque ce dernier retournait dans son fief. Le reste, soit le quart de la superficie était occupé par les commerçants et les artisans dont la plupart venaient d’Osaka ou de Kyoto.

Le nom officiel de Tokyo est “Tokyo-to” (en Anglais “Tokyo Metropolis” ou “Tokyo Metropolitan Prefecture”) qui comporte plusieurs îles dans le Pacifique dont les plus éloignées sont les Iles de Ogasawara ou Bônin (cf https://en.wikipedia.org/wiki/ Tokyo_Islands) où on ne peut se rendre qu’en bateau aucune ligne aérienne ne desservant ces îles.

La population de Tokyo proprement dit est de 13.000.000 d’habitants, mais celle du “Grand Tokyo” (qui comprend une partie des préfectures de Kanagawa, Chiba et Saitama) atteint 37.700.000 habitants .
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