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PRIX DU TERRAIN

PRIX DU TERRAIN

Comme chaque année à pareille époque, le gouvernement vient de publier la liste des prix du terrain pour Tokyo, les 47 préfectures et le Hokkaidô, les prix étant donnés par mètre carré et par quartier.

Dans la catégorie zone commerciale, le terrain le plus cher à Tokyo est celui où se trouve le magasin d’instruments de musique YAMANO situé sur Ginza, au centre de la ville, ou le prix au mètre carré s’élève à 50.500.000 yen, soit le prix d’une voiture de grand luxe comme une Rolls-Royce ou une Bentley.

Dans la catégorie zone d’habitation, la quartier le plus cher à Tokyo, donc le plus prestigieux, est celui de Kôjimachi situé à l’Ouest du Palais Impérial, où le mètre carré coûte 3.750.000 yen .

Personnellement, j’habite la ville de Chigasaki, située à une soixantaine de kilomètres du centre de Tokyo (soit à 45 à 55 minutes par le train selon le quartier de Tokyo où je souhaite me rendre) et le terrain sur lequel j’habite ne coûte que 2.570.000 yen, prix relativement élevé pour un emplacement hors de Tokyo, le quartier dans lequel j’habite étant relativement recherché car à 500 mètres de la plage . Curieusement, dans Chigasaki-même, le prix du terrain diminue en proportion inverse de la distance de la mer, pour atteindre 1.320.000 yen pour les quartiers les plus éloignés de la plage.

NB 100 yen = 1,2 Eur. environ

IMMIGRATION

IMMIGRATION

Après avoir culminé à 128 millions d’habitants, la population du Japon a commencé à décroître, pour diminuer à 116 millions en 2030, et à 86,7 millions en 2060.

Pour compenser la diminution concomitante de la population active (16 à 65 ans), le gouvernement songe sérieusement à promouvoir l’immigration des travailleurs étrangers, et ce sur une base sélective. Le nombre des travailleurs immigrés a été de 1.080.000 en 2016, une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente, et de 60% par rapport à 2011. Plus de 31,8% des travailleurs immigrés sont d’origine chinoise, suivis par les Vietnamiens (environ 15,9%), par les Philippins (environ 11,8%) et les Brésiliens (environ 9,8%).

En 2015, le gouvernement a créé une nouvelle catégorie de visa, réservé aux personnes possédant une spécialisation de haut niveau. Les titulaires de ce type de visa peuvent prétendre au bout d’une année de séjour à un permis de séjour de durée indéterminée. Le nombre d’étrangers résidant au Japon sous ce statut n’était que de 2688 en juin 2016, mais le gouvernement a l’intention d’augmenter leurs nombre dans les années à venir. “Spécialisation de haut niveau” se détermine par un système qui affecte un certain nombre de “points” par qualification (niveau d’éducation supérieures, durée d’expérience dans la profession de l’impétrants , connaissance du Japonais etc).

D’autres mesures seront sans doute nécessaires pour compenser la rapide diminution de la population active car la majorité des travailleurs immigrés est constituée par des étudiants faisant leurs études dans des universités japonaises et travaillant en marge de leurs études, et des stagiaires employés dans diverses sociétés privées moyennant des contrats de 3 années.


VIRAGE VERS L'EXTREME DROITE?

VIRAGE VERS L’EXTREME DROITE?

Une affaire fait la une des journaux depuis quelques semaines, celle du groupe scolaire MORITOMO qui exploite un jardin d’enfants à Osaka et se prépare à ouvrir une école primaire et puis secondaire. Le groupe avait commencé à faire parler de lui lorsque des irrégularités avaient été constatées dans les devis de construction de l’école primaire, plusieurs devis différents ayant été soumis aux autorités locales et au Ministère de l’éducation Nationale pour l’obtention de subsides souvent accordés à ce genre d’entreprises. Mais la surprise a pris une autre ampleur lorsque les médias ont découvert que la femme du Premier Ministre ABE était présidente d’honneur du jardin d’enfants, et que l’enseignement dispensé par l’établissement était pour le moins étrange: on obligeait les enfants à réciter le Rescrit Impérial sur l’Education prononcé en 1890 par l’Empereur Meiji et aboli en 1948 (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Rescrit_imp%C3%A9rial_sur_l%27%C3%A9ducation) et à entonner des chants militaires d’avant guerre. L’affaire a été portée à la connaissance de la Chambre des Députés, et fait l’objet de débats houleux entre le parti au pouvoir et l’opposition, et Madame ABE a soumis sa démission de son poste de présidente d’honneur. La presse a appris par la suite que la Ministre de la Défense, Madame Inada avait eu à s’occuper des affaires du groupe MORITOMO lorsqu’elle était encore avocate. La Ministre a commencé par dénier toute relation avec ce groupe, pour revenir un jour plus tard sur ses déclaration pour avouer qu’elle avait défendu la cause de Mr Moritomo dans une affaire civile en 2004. Pour renforcer les doutes au sujet des relations entre Monsieur ABE et Mr Moritomo, ce dernier a déclaré il y a quelques jours qu’il avait reçu de Monsieur ABE un don en espèces d'un millions de yen, ce que Monsieur ABE dénie. Pressé par les médias Mr Moritomo a déclaré qu’il s’expliquerait devant le Parlement. D’autres rebondissements sont à prévoir lorsque Monsieur Moritomo s’exprimera devant la Chambre des Députés.

Bien que Monsieur ABE soit le président du Parti Libéral Démocrate, il semble clair qu’il soit plus Libéral que Démocrate, et qu’il entretienne des relations étroites avec les milieux d’extrême-droite; cette affaire tombe bien mal alors que les élections générales de la Chambre des Députés s'approchent.

BIZARRERIES DE LA LOI JAPONAISE

BIZARRERIES DE LA LOI JAPONAISE

La loi japonaise est parfois bizarre et voici quelques exemples:

VELO. Il est interdit de monter à deux sur un vélo, mais, à condition de fixer un petit siège en plastique sur le porte-bagage et un autre sur le guidon, on peut transporter deux enfants de moins de 6 ans sur le vélo. Le tandem est en principe interdit sur la voie publique, sauf dans quelques préfectures qui l’autorisent. Il est interdit de monter un moteur électrique ou un moteur à essence sur un vélo, à moins d’avoir un permis moto, mais il existe des vélos à assistance électrique dont le moteur ne s’enclenche qu’en côte.

CANOT A MOTEUR. En principe, pour piloter un canot à moteur, il faut obtenir un permis de piloter un bateau motorisé. Cependant, depuis 2003, il est permis de piloter un canot de moins de 3 mètres équipé d’un moteur hors-bord de moins de 2 cv . Personnellement, ayant acheté un petit Zodiac en France dans les années 1970, je suis allé acheter un hors-bord chez un marchand d’équipement maritime qui m’a expliqué que je devais enregistrer le “canot”, et lui communiquer le nom du bateau ainsi que la date de lancement, moyennant quoi j’ai été obligé d’acheter une ancre et 4 gilets de sauvetage, et il m’a demandé d’obtenir un permis de piloter un bateau de 2ème classe (ce que je n’ai pas fait).

PARAMOTEUR OU PARAPENTE A MOTEUR. Aucun permis n’est requis pour voler avec un parapente à moteur, à condition de respecter certaines règles concernant les zones à ne pas survoler notamment les aéroports. Il existe même des harnais qui permettent à deux personnes d’utiliser le paramoteur. Là encore aucune autorisation ou permis n’est requis. La raison est que le paramoteur ne répond pas aux caractéristiques d’un avion ou d’un ULM (Pas de train d’atterrissage, pas de siège fixe etc.)

SUCCESSION AU TRONE DE L’EMPEREUR. Bien que le Japon ait signé la “Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes”, la Loi sur la Maison Impériale stipule que le trône est réservé à un sujet de sexe mâle, soit le prince héritier ou un descendant d’une lignée masculine de la famille impériale. Ainsi, la succession de l’empereur actuel ira d’abord au prince héritier (57 ans), mais ce dernier n’ayant pas d’enfant mâle, la succession du prochain empereur ira à son neveu, fils du second fils de l’empereur actuel. Pour le moment aucune disposition n’existant dans Loi sur la Maison Impériale pour une éventuelle abdication de l’empereur, le gouvernement est en train de se pencher pour la promulgation éventuelle d’une loi spéciale applicable uniquement à l’empereur actuel, ce dernier ayant fait une déclaration au mois d’août 2016 au sujet des préoccupations qu’il avait au sujet de sa capacité de continuer à exercer les diverses tâches relevant de son statut d’empereur-symbole. Il aurait été possible d’amender la Loi sur la Maison Impériale, mais le gouvernement a choisi la formule de la Loi spéciale devant l’opposition d’une partie de la population, notamment de la Nippon Kaigi (Japan Conference) groupe ultra conservateur qui s’oppose à tout changement concernant la Maison Impériale (voir article Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Nippon_Kaigi). Il est regrettable que cette organisation qui n’a aucun statut officiel exerce une telle influence sur une affaire qui concerne le Japon dans son ensemble et qui devrait être tranchée par le Parlement représentant toute la population.

Je traiterai de la tendance conservatrice d’une partie de la population dans un prochain BLOG.

COURS PREPARATOIRES

COURS PREPARATOIRES

En France, il existe des classes préparatoires aux grandes écoles situées au sein de lycées, les universités étant ouvertes à tous les titulaires du baccalauréat. Au Japon, il n’y a pas de “grandes écoles” ni de baccalauréat, mais les lycéens qui visent à faire une belle carrière dans la vie , essaient par tous les moyens d’intégrer si possible l’université de Tokyo, l’université de Kyoto ou l’une des 50 ou 60 universités les plus cotées nationales, préfectorales ou privées. Mais les lycées japonais n’ont aucun système pour préparer leurs élèves à ce type de concours d’admission, et en marge du système normal des lycées il existe tout une industrie de grands cours privés, qui offrent un enseignement d’appoint aux étudiants pour mieux les préparer aux concours d’admission. Pour des raisons évidentes, les lycéens ne peuvent accéder à ces cours qu’après les heures normales des lycées ou pendant les vacances. Certains étudiants qui ne réussissent pas au concours d’entrée de l’universités de leur choix, choisissent de retarder la date d’entrée à l’enseignement supérieur, généralement d’une année mais parfois même de deux ou trois années. Ces étudiants sont désignés sous le nom de “rônin”, soit un samouraï qui a perdu son seigneur ( cf rubrique SAMOURAI) . Il existe même des cours préparatoires aux lycées supérieurs, certains lycées dispensant un enseignement de meilleur niveau que d'autres

Certains de ces cours privés sont de véritables entreprises, avec des succursales dans plusieurs grandes villes japonaises dans des emplacements de choix, et affichent à leurs devantures le nombre de leurs anciens élèves qui ont réussi aux concours des universités les plus prestigieuses.

Parallèlement à ces cours préparatoires , il existe un très grand nombre d’écoles d’Anglais qui enseignent surtout la conversation pour les personnes qui travaillent ou visent à travailler dans le secteur des services.

TRAINS

TRAINS

Les compagnies de train appartiennent à deux catégories: le groupe JR (Japan Rail) et les compagnies privées.

Le groupe JR était à l’origine la société nationale Japanese National Railways qui a été privatisée en 1987 pour constituer 6 sociétés régionales (JR East, JR Central, JR West, JR Kyushu, JR Shikoku, JR Hokkaido) pour le transport des passagers et JRF pour le transport du fret, l’ancienne société nationale étant chroniquement déficitaire et ayant fait l’objet d’un certain nombre de scandales financiers. Depuis sa privatisation, le groupe JR a considérablement étendu la gamme de ses prestations notamment dans l’hôtellerie, les transports en bus, la rentabilité devenant positive sauf pour les Société JR Shikoku et JR Hokkaido et JR marchandise qui sont toujours déficitaires.

Les compagnies privées complémentent les réseaux JR surtout dans les grands centres urbains comme Tokyo-Yokohama, ou la région Kyoto-Kobe-Osaka, et ont des activités très diverses allant de l’exploitation des grands magasins jusqu’à l’immobilier; elles offrent même des billets gratuits si vous êtes détenteur d’un certain nombre de leurs actions.

Le groupe JR continue à souffrir des mauvaises habitudes héritées de l’ancienne société nationale et aussi des obligations qui découlent de son caractère de service public, certaines des sociétés JR (surtout JR Kyushu et JR Hokkaido) étant obligées de maintenir des lignes à faible fréquentation.

Quant aux tarifs, l’utilisation des lignes privées est nettement moins couteuse que celle des lignes JR. Par exemple, dans mon cas personnel, le billet Chigasaki - Shibuya (Tokyo soit environ 60 km) coûte 970 yen par JR contre 770 yen si j’emprunte en partie une ligne privée, le temps de voyage étant identique.

Dans certains cas, comme Tokyo - Yokohama ou Osaka - Kobe, ou Kyoto - Osaka, les lignes JR opèrent en parallèle avec une ou même deux lignes privées. L’avantage relatif des lignes JR est que sur JR il est possible d’accéder à des wagons GREEN moyennant le paiement d’un supplément, ce qui est appréciable aux heures de pointe.


TOKYO

TOKYO

Quand on parle de “Tokyo” beaucoup de gens pensent que c’est une vieille capitale au même titre que Paris, Londres ou St. Petersbourg.

Or, il n’en est rien, la ville en tant que Tokyo, n’existe que depuis 1869, car avant 1869 la ville s’appelait Edo (certains écrivent Yedo). et était le siège du gouvernement du Shogoun Tokugawa qui administrait le Japon au nom de l’Empereur, ce dernier résidant à Kyoto. Quand on regarde une vieille carte du Japon comme celle de Jacques Nicolas Bellin (1703 - 1772), on trouve “Jedo” à l’emplacement actuel de Tokyo, et “Méako” à l’endroit où se trouve Kyoto, “Méako” étant une déformation de mot “Miyako” qui signifie “Capitale”. Et même Edo n’est pas une très vieille ville, car elle été créée par le premier Shogoun Tokugawa, pour servir de siège à son gouvernement ou “Bakoufou” (Bakufu) en 1603. En fait l’actuel Palais Impérial n’est que l’ancienne résidence du Shogoun, et Edo était une ville artificielle dont plus des trois quarts de la superficie étaient occupés par les résidences des Daimyôs (il y en avait environ 300) qui avaient l’obligation de maintenir des résidences à Edo, la famille du Daimyo devant continuer à résider à Edo lorsque ce dernier retournait dans son fief. Le reste, soit le quart de la superficie était occupé par les commerçants et les artisans dont la plupart venaient d’Osaka ou de Kyoto.

Le nom officiel de Tokyo est “Tokyo-to” (en Anglais “Tokyo Metropolis” ou “Tokyo Metropolitan Prefecture”) qui comporte plusieurs îles dans le Pacifique dont les plus éloignées sont les Iles de Ogasawara ou Bônin (cf https://en.wikipedia.org/wiki/ Tokyo_Islands) où on ne peut se rendre qu’en bateau aucune ligne aérienne ne desservant ces îles.

La population de Tokyo proprement dit est de 13.000.000 d’habitants, mais celle du “Grand Tokyo” (qui comprend une partie des préfectures de Kanagawa, Chiba et Saitama) atteint 37.700.000 habitants .

TRANSPORTS EXPRESS: LA CRISE

TRANSPORT EXPRESS: LA CRISE

Dans un précédent blog j’avais évoqué les problèmes des Transports Express mais cette fois cela devient sérieux: La société YAMATO UN-YU qui détient près de la moitié du marché vient de capituler devant la gravité des problèmes et a décidé de revoir fondamentalement son mode d’opération.

Ayant gâté les clients par des prestations de plus en plus sophistiquée, YAMATO a fini par constater qu’elle commençait à perdre de l’argent et envisage d’augmenter les tarifs, de revoir les contrats avec ses gros clients (vente via Internet notamment), de rationaliser la livraison des envois par la mise en place de boîtes à colis installés devant le domicile des clients ou de créer un système de centralisation des colis dans le “convenience store” (“djerbien” en France, “dépanneur” au Canada) le plus proche de l’adresse du destinataire. La décision de YAMATO se reflétera probablement sur ses deux plus gros concurents, SAGAWA et la POSTE japonaise.

Les chauffeurs de camion de livraison travaillent jusqu’à 15 heures par jour, sans même prendre le temps de déjeuner, et YAMATO se propose de payer globalement les arriérés des heures supplémentaires , ce qui posera un gros problème pour la rentabilité de cette entreprise. Pour aggraver le problème, les chauffeurs deviennent de plus en plus difficiles à recruter du fait du déclin de la population active.

Il n’est pas impossible que ce problème fasse tâche d’huile pour atteindre la livraison des journaux qui sont livrés entre 3 et 6 heures du matin et entre 3 et 5 heures de l’après-midi.

UNIVERSITES

UNIVERSITES

L’éducation supérieure est très développée au Japon avec environ 800 universités dispensant au moins 4 années d’étude et 80% des diplômés du secondaire poursuivant des études supérieures d’au moins 4 années (la moyenne des pays membres de l’OECD est de 68%) Ceci pose aussi un problème pour les décennies à venir car le nombre des étudiants de 18 ans (âge moyen d’accès à l’université) qui était de 1.190.000 en 2016 ne sera plus que de 800.000 en 2040.

Il y a visiblement un énorme gaspillage des dépenses publiques et privées car le marché du travail ne peut plus absorber tous ces diplômés des établissements universitaires et que nombreux d’entre eux occupent des postes bien en dessous de leur niveau d’éducation. Par exemple un jeune employé d’un peu plus de trente ans qui travaille chez mon boulanger a un diplôme de théologie qui n’a aucun rapport avec les baguettes et les croissants qu’il cuit à longueur d’année!

D’autre part, le nombre anormalement élevé des instituions universitaires permet de s’interroger sur la qualité de l’enseignement qui y est dispensé, car la plupart des 800 universités japonaises sont privées et que l’Etat n’a qu’un contrôle formel sur ces établissements.

La cause de ces anomalies a son origine dans la réforme du système d’éducation imposé par les Américains dans les années 40, alors que nous disposions d’un système bien rodé depuis le début du 20ème siècle, relativement proche du système français. Dans ce système, l’étudiant avait le choix entre un cursus court et un cursus long, le système court formant les élèves en 3 ou 4 ans avec une spécialisation très poussée (école supérieure de commerce,école supérieure de chimie, école supérieure de langues étrangères etc), le cursus long mettant davantage d’accent sur la culture générale (3 années), avant l’entrée à l’université pour une spécialisation (3 années). Le système introduit par les Américains faisait télescoper le cursus long et le cursus court, toutes les écoles supérieures spécialisées devenant des universités de 4 années dont certaines seulement offrent des programmes de maitrise et de doctorat.

Les entreprises japonaises ont surmonté le problème en posant qu’un postulant nouvellement diplômé d’université ne possède aucune spécialisation valable, et prenant sur elles de former leurs nouveaux employés à partir de zéro. Pour elles, le seul rôle utile des universités est de servir de tamis pour filtrer les sujets les plus doués (le concours d'admission dans les universités "haut de gamme" est très difficile). C’est déjà le cas pour les pilotes d’avion qui peuvent avoir fait n’importe quelles études universitaires, la société se chargeant de leur faire obtenir le brevet de pilote commercial. La marine marchande a résolu le problème autrement, en n’employant que 5% d’officiers japonais, le reste étant des étrangers formés dans des écoles de marine marchande que les sociétés ont fondées aux Philippines et qui accueillent non seulement des candidats philippins mais aussi des candidats originaires d’autres pays asiatiques, faisant d’une pierre deux coups, soit avoir recours à un personnel qu’elles ne peuvent plus trouver en nombre suffisant au Japon et employer des officiers qui leur reviennent beaucoup moins cher.




SALAIRES

Salaires

Dans les sociétés japonaises il y a deux catégories de salariés, les “sei-sha-in” (titulaires) et les “pâto taimâ” (part-timer).

Les premiers sont appelés à faire carrière dans la société alors que les seconds sont embauchés en fonction des besoins de la société et sont rémunérés à l’heure.

Pour les employés titulaires, le salaire mensuel moyen est d’environ 230.000 yen pour un titulaire d’une maîtrise ou d’un doctorat (licence + 2 années ou 4 années d’études supérieures), d’environ 200.000 yen pour un titulaire d’une licence (4 années d’études supérieures), 160.000 yens pour les diplômés des lycées secondaire supérieurs ( 3 années d’études secondaires au delà des 9 années obligatoires,dont 6 primaires et 3 secondaires inférieures)) ces chiffres devant être majorés de 30 à 40% pour tenir compte des “bonus” payés en été et à la fin de l’année calendrier. Evidemment, ces chiffres sont donnés à titre indicatif, les salaires pouvant sensiblement varier d’une société à l’autre et d’une région à l’autre. Quant aux non-titulaires, qui représentent près de 30% des effectifs des sociétés, ils n’ont évidemment pas de salaire d’embauche ni de bonus et perçoivent légèrement plus que 1000 yens par heure ouvrée .

L’embauche des salariés titulaires se fait chaque année au mois d’avril, et un étudiant qui n’a pas réussi à être reçu comme titulaire dans une société sera obligé d’opter pour un emploi temporaire payé à la journée. C’est la raison pour laquelle le moment le plus important des études est le moment des concours d’entrée aux lycées supérieurs et aux universités, les employeurs choisissant les candidats en fonction du niveau des établissements scolaires ou universitaires dont les candidats sont diplômés.

Lorsqu'un employé est promu "cadre", il bénéficie d'une indemnité dont la valeur est en fonction de l'importance de la division ou du département dont il a la charge.
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